Au regard de la jurisprudence établi par les procès de ces dernières années, il semble qu'une yourte doivent, pour être assimilé à une tente, respecter les éléments suivants (source Association CHEYEN) :
- Conserver sa nature de meuble, c'est-à-dire d'objet amovible et transportable dépourvu de fixité, établi selon un mode de pose sans fixation ni ancrage au sol, démontable sans destruction ou gaspillage de matériaux.
- Rester dans les limites dimensionnelles de la yourte vernaculaire, en particulier la yourte originelle de type mongole, sous laquelle s'abrite traditionnellement une famille, c'est-à-dire rarement au dessus de 35M2 de surface au sol.
- L'installation doit se pratiquer sans artificialisation des sols, sans pollution chimique ou bactériologique, et doit être réversible sans intervention d'engins lourds.
- Ne pas créer de « surface de plancher ».
- Avoir les blocs cuisine et sanitaire ainsi que les toilettes sèches à l'extérieur de la yourte.
- Poser sa yourte sur terre battue ou sur une terrasse ne dépassant pas 60 centimètres de haut. La construction d'une terrasse bois dont le niveau supérieur du platelage est inférieur ou égal à 60 cm du terrain naturel ne fait en général l'objet d'aucune contrainte administrative. (R241.1)
- Ne pas être raccordés aux réseaux collectifs d'eau, d'électricité et d'assainissement, et ne pas le demander.
- Répondre aux normes de sécurité civile en matière d'incendie. Prévention et vigilance par débroussaillage et coupes sélectives.
- Entretenir l'espace naturel : préservation des espèces végétales et animales indigènes, valorisation de l'humus. Gestion des eaux pluviales, récupération et filtration.
En fonction de quoi, une yourte modeste et autonome est bien reconnu par la loi comme une tente ou un abri forestier et bénéficie donc de la liberté du camping, en dehors de toute restriction législative autre que celle des zones légalement protégées.